Encore étudiant, j’ai créé mon festival de musique

Encore étudiant, j'ai créé mon festival de musique - photo d'un concert face à la scène, l'écran est en illustration (fond vert et motif bananes). En premier plan deux mains forment un cœur colorié en vert en illustration
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Alors qu’il était encore étudiant en cinéma, François a décidé de créer un festival de musique électronique dans son village d’enfance nommé Echap . En plus de son évènement principal, le festival propose aussi des projections de documentaires, des conférences, des soirées trimestrielles, et des ateliers en partenariat avec le conservatoire de la ville.

Morceau utilisé : Syracuse — Vapeurs d’Equateur / Edit : DaFF / Images : Gaspard Glanz

On l’a rencontré pour lui demander ce qui l’a motivé à monter ce projet et pour qu’ils nous disent ce qui le pousse à gérer un projet aussi ambitieux en parallèle à ses études.

GUVE : Salut François, peux-tu rapidement nous présenter ton parcours étudiant ?

François : Alors j’ai commencé par deux années de droit avant de faire une L3 en sciences politiques à Nanterre, puis un master en cinéma.

Et avant ça tu avais passé quel bac ?

ES !

Qu’as-tu appris de tes stages et expériences professionnelles ?

À vrai dire, la quasi-totalité des stages que j’ai pu faire m’ont conforté dans l’idée que je n’aime pas rester assis sur une chaise à roulettes les yeux fixés sur un écran d’ordinateur toute la journée.

Comment t’es venue l’idée de lancer ton festival de musique “Echap” ?

Très simple, comme chaque été quand je rentre à Quimperlé, le village où j’ai grandi, il n’y a pas grand-chose à faire et on se tourne les pouces en attendant que le soleil apparaisse. Et pour faire la fête il fallait à chaque fois aller assez loin pour trouver des programmations de qualité. Donc, avec mes potes, on s’est dit pourquoi pas créer notre propre festival, chez nous.

Et ce n’est pas compliqué, et risqué, de proposer un festival aussi pointu dans une petite ville ? (ndlr : la population de Quimperlé avoisine les 12 000 habitants)

On aime tous énormément notre ville. L’attachement affectif qu’on lui porte n’est pas forcément raisonné ni même raisonnable dans une certaine mesure, on ne pense pas trop en terme de risque. Pour poursuivre ses études, chacun des membres de l’association a dû partir dans une autre ville ou même dans un autre pays, c’est à ce moment qu’on a découvert d’autres cultures, musicales notamment. On tenait à faire ce festival pour tous nos amis qui sont restés à Quimperlé et ramener un peu de ce qu’on a découvert ailleurs.

encore-etudiant-jai-cree-mon-festival-de-musique - Photo d'une pièce sur laquelle à été ajouter un micro vert en illustration

Au fait, pourquoi le nom Echap ?

Pour le côté analogique, et la touche du clavier, il est question de s’échapper, de s’évader…

Vous avez d’autres projets en parallèle de l’organisation du festival ?

On fait aussi de l’action culturelle. Pour le cinéma, on élabore des programmes fortement liés à la musique d’une manière ou d’une autre. Parler d’un compositeur, de l’importance du son dans le dispositif cinématographique, des différentes utilisations qui sont faites de la musique à l’écran, on essaie de brasser large. On a aussi un partenariat avec le conservatoire de Quimperlé qui est très actif et qui s’est récemment ouvert à la musique actuelle.

Comment se manifeste ce partenariat avec le conservatoire ?

Pour l’instant on propose des ateliers « découvertes », en attendant peut-être d’aller plus loin. Cette année, on se met aussi à faire des conférences. Notre public étant celui d’une petite ville, on ne peut pas se permettre de proposer des sujets et/ou de développer des thèmes trop pointus.

Est­-ce que vous recevez des aides pour le festival ?

La Mairie de Quimperlé nous a toujours supportée. Leur soutien est essentiel pour la survie du festival et de nos activités annexes. On bénéficie d’une subvention tous les ans et d’une aide logistique et technique pendant nos événements. On a la chance d’avoir une équipe compétente et intéressée.

Ensuite, la Communauté de Communes va nous aider sur nos projets annexes. On espère simplement ne pas les décevoir et continuer à construire ensemble.

encore-etudiant-jai-cree-mon-festival-de-musique - Flyer du festival Echap

Et en dehors de ces partenariats publics ?

On a aussi quelques partenaires privés, comme le Leclerc local qui est toujours prêt à s’investir.

Quelles ont été les plus grosses difficultés pour vous lancer ?

Quand on a lancé le festival, pour être très clair, on était des amateurs sans aucune expérience autre que celle de fréquenter assidument les festivals de la région. On découvrait tous les jours le job. Notre premier festival a été lancé sans aucune aide et nous avons mis nos fonds propres pour monter le projet dans une précipitation monstre. Heureusement, et c’est notre gros avantage, on connaît forcément beaucoup de monde à Quimperlé. Nos amis, nos parents, les connaissances lointaines, les bonnes âmes, les commerçants, tout le monde a répondu présent.

Comment vois-tu le festival évoluer ?

Personne dans l’association ne souhaite prendre le chemin tortueux qui est de “devenir un gros festival”. On aimerait sans doute grossir un peu mais notre ambition principale reste de créer un projet ultra-convivial, avec une programmation ambitieuse où règne la fête !

C’est une belle ambition en effet, merci d’avoir répondu à nos questions et bon courage pour tout tes futurs projets !

Et pour en savoir plus sur tout ce qu’Echap propose et pour découvrir leurs prochaines programmations, retrouvez-les sur Facebook ou suivez ce lien http://lafete.bzh/ !

les-conseils-du-guve

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Il existe de nombreuses aides pour les jeunes qui veulent monter leur projet. Renseignez-vous auprès de vos pouvoirs publics locaux et participez aux appels à projets.

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